Andiamo a Venezia !

Assis à la terrasse d’un glacier donnant sur le Prato de la Valle à Padoue, me voilà prêt à vous donner quelques nouvelles. Nous nous étions quittés alors que nous nous apprêtions à quitter le petit village de Saint Marcel Bel Accueil pour nous diriger vers Grenoble. Nous avons peiné à entrer dans la ville (difficile d’éviter les réseaux de quatre-voies) pour pénétrer dans le verrou et se glisser vers Grenoble, mais avons été récompensés par une soirée agréable à arpenter les rues de la ville (merci à Domitille et Marie-Sara de nous avoir hébergés!).

Dans les rues de Grenoble

Dans les rues de Grenoble

 

L’histoire de notre passage des Alpes a déjà été contée. Arrivés en haut du col du Petit Saint Bernard, nous entamons la descente vers La Thuile, première ville italienne. Pas de chance, c’est là que survient notre première crevaison : et oui, quand on freine trop longtemps avec un vélo qui pèse 40 kg, les jantes s’échauffent et la chambre à air est fragilisée… On décide de bivouaquer sur le côté de la route, à plus de 1500 m d’altitude.

Dans la descente

Dans la descente

 

On passe les jours suivant sur l’unique route qui sort de la vallée d’Aoste. Ici, tout les panneaux sont traduits et beaucoup d’italiens parlent très bien français, si bien que je m’interroge : « tu es sûre qu’on est bien passés en Italie ? ». La route, par contre, n’est pas très agréable : très fréquentée, elle passe par plusieurs tunnels. Heureusement qu’on a de bons phares ! C’est l’occasion de travailler un peu notre italien pour demander de l’eau, un supermarché, un emplacement de bivouac… Salomé parle de manière fluide, moi j’arrive à me faire comprendre.

Vue sur la vallée.

Vue sur la vallée d’Aoste

 

Notre premier hôte en Italie est Gianpaulo, à Vercelli. Nous ne sommes plus dans la vallée d’Aoste, mais dans la région du Piémont. De la ville elle-même nous ne voyons pas grand-chose, mais Gianpaulo est très accueillant ! Il nous cuisine des gnocchi (des pâtes fraîches, bien sûr). Alors que je pense le repas fini, il nous demande : « comment voulez-vous votre viande ? ». Salomé m’expliquera plus tard qu’en Italie les pâtes font office d’entrée avant le vrai plat…

Grazie a Gianpaulo !

Grazie a Gianpaulo !

 

Nous pédalons dans une plaine couverte de grands champs de maïs et de riz, au milieu desquels siègent de grande exploitations. Des canaux, probablement destinés à l’irrigation, courent le long des routes. On croise beaucoup de maisons délabrées, voire franchement abandonnées.

 

Pont flottant sur le Ticino

Pont flottant sur le Ticino

 

Nous entrons également dans une région qui compte de nombreuses villes, toutes pleines d’histoire et de beaux bâtiments ! Nos étapes se raccourcissent, et nous prenons le temps de visiter un peu… Le premier arrêt se fait à Pavia, pour notre jour de pause. De la ville je ne dirai pas grand-chose, laissant le champ libre à Salomé pour publier un article exclusivement dédié aux villes italiennes que nous avons traversées. Disons seulement qu’en plus d’arpenter les rues de cette jolie petite ville, nous avons pu bouquiner, réviser les vélos… bref, recharger les batteries.

Pavia

Le pont-couvert (de brume) de Pavia

 

Le matin où nous quittons la ville, nous faisons la rencontre de trois cyclotouristes françaises parties pour un voyage de trois mois vers Istanbul ! On en profite pour discuter équipement, itinéraire, et pour récupérer les cartes d’une Eurovélo qui file vers Venise. Ce soir là, le hasard du porte-à-porte nous conduira à dormir au presbytère en compagnie de Don Raoul, un prêtre d’Abidjan en déplacement en Italie.

Merci à Don Raoul !

Merci à Don Raoul !

 

Les campagnes que nous traversons depuis quelques jours sont de moins en moins accueillantes, pour notre plus grand malheur. Les maisons sont entourées de hauts portails, portant tous une inscription « Attention au chien » voire « Zone sous surveillance vidéo ». Les habitants acceptent très rarement de nous laisser planter la tente chez eux, et refusent même parfois de nous répondre lorsque nous demandons notre chemin !

Grazie mille Sara !

Grazie mille Sara !

 

Mais tout est loin d’être noir, puisque les villes qui sont sur notre chemin sont magnifiques et nos hôtes plus qu’accueillants : Mantova, Padova, Venise… On vous raconte tout ça dans un prochain article ! Pour nous tout va bien, nous nous nourrissons de délicieuses pizze et de glaces presque gratuites. Prochaine étape : Trieste, qui fermera la page de l’Italie et ouvrira la route vers la Croatie !

Venise

Le grand canal de Venise

Pour les autres photos, c’est par ici !

7 commentaires

  1. Merci pour les nouvelles régulières !! L’italie est déjà finie… Avancez-vous à la vitesse que vous aviez imaginé ?

    Gros bisous,
    AF <3

  2. Assise face à un mur blanc où sont affichés tous les plannings et listes de travaux divers à faire de la semaine, je ne mange pas de glace, ni de gnocchis fraîchement cuisinés, ni de pizze, ni …………. Argggggh!!!!
    C’est très agréable de vous lire.. Tenez le rythme du vélo certes, quoique je vous trouve plutôt véloces (Quoi, l’Italie, c’est déjà fini???!!!), mais surtout de l’écriture et des post-photos, c’est super top hyper génial trop bien de vous lire…
    Enfin, moi, je dis ça, en parfaite égoïste…
    Profitez surtout, laissez le temps s’étirer comme dit Rémi…
    Pensées vers vous les darlings…
    Au fait les défis??? Vous en êtes où?

  3. Un régal, ces photos! Magnifique, celle des mille, mais toutes le sont… Pensées et gros baisers.
    Nathalie

  4. Pour le prochain voyage, vous passez aux freins à disques ? 🙂

  5. Merci pour ces jolies vues!!!! Heureuse de vous voir heureux!!!!!!Bonne roule!Biz de Laventie

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